Je la câline avec tendresse
Quand je lui remet mes fesses
Avec adresse
Parfois avec beaucoup de maladresse.
Je me balance rêveuse
Comme une matheuse
Et elle me jette à terre
Elle, chaise baladeuse
Dans une minute sommaire
D'innatention.
Debout, punie, je rêve d'elle
La cruelle!
Je la regarde : profil serein
Encadré et coloré
Paisible et vide
Du sens de m'accueillir
Sur elle
Marielle
Me reposer
Rêver
Ecouter
Chantonner.
Pour qu'à la fin
Je la donne à un autre
Sans regrets avec même de l'impatience
D'une récréation fugueuse dans la cour de l'école
Où je vais faire la mariolle ?
ait divers
Nous sommes dans une salle de classe. Deux personnages se mettent en évidence : le professeur et l'élève. On va les appeller P et E.
E : Ces calculs rentrent par mon oreille gauche et sortent par l'autre. C'est que mon conduit n'est pas bouché ! Sa voix est douce et comme c'est curieux qu'elle ne crie pas. C'est pourtant une prof !
P : Si je pouvais lui montrer comment c'est simple et sympathique le calcul avec des fractions ! Sauf que voila il se balance sans arrêt sur sa chaise. Bien, elle est en plastique, mais il suffit qu'il glisse en arrière, ah, la nuque et puis...enchaînement à vie dans une autre chaise ! Comment lui faire comprendre ?
E : Elle se dirige vers moi et me demande de quitter ma chaise, de rester debout ! Vous n'avez pas le droit Madame ! Et que je reste debout jusqu'au moment où j'aurai terminé un poème dédié à "MA CHAISE DANS LE COURS DE MATHS" ? Je rêve ou quoi ? Un poème ?
P: Je suis sérieuse et très ferme Cyril ! Oui tu es censé dédier une ode à ta chaise et ensuite tu vas te reposer sur elle.
E : Je suis déjà au cours suivant et je n'ai pas encore le droit de m'asseoir et de rêvasser tranquillement !
P: Où est ton poème Cyril ?
E : Le voici Madame !